Frais de notaire en 2026 : calcul, hausse des DMTO et exonération primo-accédant

Les frais de notaire en 2026 représentent le premier poste de dépense annexe d’une acquisition immobilière, et leur montant a sensiblement augmenté depuis le printemps 2025. Dans la très grande majorité des départements français, un acheteur qui signe aujourd’hui l’acquisition d’un logement ancien doit provisionner environ 6,32 % du prix de vente, contre 5,81 % auparavant. Sur un appartement affiché à 250 000 €, l’écart représente près de 1 275 € supplémentaires à sortir le jour de la signature, en plus de l’apport et des frais de garantie bancaire. Cette progression n’a rien d’anecdotique dans un plan de financement, d’autant que les frais de notaire ne sont jamais couverts par le prêt immobilier dans la plupart des montages. Comprendre ce que vous payez réellement, savoir qui encaisse quoi et identifier les situations qui ouvrent droit à un taux réduit permet souvent d’économiser plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros.

Nous passons ici en revue la composition exacte de ces frais, le barème des émoluments en vigueur, la réforme des droits de mutation à titre onéreux et son calendrier, le régime de faveur accordé aux primo-accédants, l’écart considérable entre l’ancien et le neuf, ainsi que les leviers concrets pour alléger la note. Chaque mécanisme est illustré par un calcul détaillé, afin que vous puissiez reproduire la démarche sur votre propre projet avant même de recevoir le décompte du notaire.

Frais de notaire : une appellation trompeuse

L’expression « frais de notaire » entretient un malentendu tenace. Elle laisse croire que la somme versée à l’étude rémunère le professionnel, alors que celui-ci n’en conserve qu’une fraction minoritaire. En réalité, le notaire agit ici comme un collecteur d’impôts pour le compte de l’État et des collectivités territoriales. Il encaisse un montant global, le ventile, puis reverse la quasi-totalité au Trésor public dans les semaines qui suivent la signature. Les praticiens du droit préfèrent d’ailleurs parler de « frais d’acquisition » ou de « frais d’acte », formulations nettement plus fidèles à la réalité économique de l’opération. Cette somme se décompose en trois blocs bien distincts, dont les règles de calcul n’ont rien à voir les unes avec les autres.

Les droits de mutation à titre onéreux, l’essentiel de la facture

Les droits de mutation à titre onéreux, communément abrégés en DMTO, constituent de loin la composante la plus lourde : ils pèsent environ 70 % à 80 % du total dans l’ancien. Il s’agit d’une véritable taxe sur la transaction, assise sur le prix de vente du bien. Elle se répartit entre trois bénéficiaires : le département, qui perçoit la part la plus importante, la commune, qui encaisse une taxe additionnelle de 1,20 %, et l’État, qui prélève un frais d’assiette et de recouvrement calculé sur la part départementale. Ce sont ces DMTO qui ont fait l’objet de la réforme de 2025, et c’est uniquement sur eux que les hausses récentes ont porté. Les émoluments du notaire, eux, n’ont pas bougé.

Les émoluments du notaire, seule part réellement rémunératrice

Les émoluments correspondent à la rémunération réglementée de l’officier public pour la rédaction et l’authentification de l’acte. Leur montant n’est pas négociable au sens commercial du terme : il résulte d’un barème national fixé par décret, identique à Lille comme à Marseille. Ce barème fonctionne par tranches dégressives, ce qui signifie que le taux applicable diminue à mesure que le prix augmente. L’arrêté du 25 février 2026 a reconduit ces taux sans modification, pour une période courant jusqu’au 29 février 2028. Sur ces émoluments s’ajoute une TVA au taux normal de 20 %, que l’acquéreur supporte intégralement. Voici le barème applicable aux ventes d’immeubles :

Tranche du prix de vente Taux hors taxes Émoluments cumulés HT en haut de tranche
De 0 à 6 500 € 3,870 % 251,55 €
De 6 500 à 17 000 € 1,596 % 419,13 €
De 17 000 à 60 000 € 1,064 % 876,65 €
Au-delà de 60 000 € 0,799 % Variable selon le prix
Barème réglementé des émoluments proportionnels du notaire, reconduit par l’arrêté du 25 février 2026 et applicable jusqu’au 29 février 2028. TVA à 20 % en sus.

Concrètement, pour une maison vendue 300 000 €, les émoluments proportionnels s’élèvent à 876,65 € au titre des trois premières tranches, auxquels s’ajoutent 0,799 % appliqués aux 240 000 € restants, soit 1 917,60 €. Le total atteint 2 794,25 € hors taxes, soit 3 353,10 € TTC. Rapporté au prix de vente, cela représente environ 1,12 % : une proportion modeste au regard de l’enveloppe globale. À cette rémunération proportionnelle s’ajoutent des émoluments dits de formalités, facturés à l’unité pour chaque démarche accomplie, ainsi que d’éventuels honoraires libres si le notaire intervient au titre d’une prestation de conseil détachable de l’acte, comme une négociation immobilière ou un audit patrimonial poussé.

Les débours et la contribution de sécurité immobilière

Le troisième bloc regroupe les sommes avancées par l’étude pour le compte de son client. Le notaire commande en effet une série de documents obligatoires avant de pouvoir instrumenter : état hypothécaire, extrait cadastral, certificat d’urbanisme, interrogation du syndic sur les charges de copropriété, réponses des administrations sollicitées. Chacune de ces pièces a un coût, répercuté à l’euro près sans marge. Ces débours représentent généralement entre 800 et 1 400 € selon la complexité du dossier. S’y ajoute la contribution de sécurité immobilière, perçue au profit de l’État en contrepartie de l’inscription de la vente au service de la publicité foncière, fixée à 0,10 % du prix avec un minimum de 15 €. Sur un bien à 300 000 €, elle atteint donc 300 €.

Remise des clés lors d’un achat immobilier soumis aux frais de notaire 2026
La remise des clés intervient après le versement intégral des frais d’acquisition. Photo : Jakub Zerdzicki / Pexels

La hausse des DMTO : ce qui a changé et jusqu’à quand

La loi de finances pour 2025 a ouvert aux conseils départementaux la faculté de relever leur taux de droits de mutation de 4,50 % à 5 % du prix de vente, soit un demi-point supplémentaire. La mesure répondait à une situation budgétaire tendue : l’effondrement du nombre de transactions observé en 2023 et 2024 avait amputé les recettes des départements de plusieurs milliards d’euros, alors même que leurs dépenses sociales continuaient de progresser. Le dispositif est temporaire par construction : il produit ses effets pour les actes signés entre le 1er avril 2025 et le 30 avril 2028. Au-delà de cette date, et sauf prorogation votée d’ici là, les taux devraient mécaniquement revenir au plafond antérieur de 4,50 %.

Ce qui n’était au départ qu’une simple faculté est devenu la norme. En 2026, 88 départements sur 101 appliquent le taux majoré de 5 %, soit près de neuf sur dix. Onze départements ont choisi de rester à 4,50 %, et l’Indre conserve son taux historique particulièrement bas de 3,80 %. Avant de signer un compromis, il est donc indispensable de vérifier le taux effectivement voté dans le département où se situe le bien, car l’écart entre les deux extrêmes dépasse 1,2 point de frais globaux. Sur une acquisition à 400 000 €, cela représente une différence de l’ordre de 4 900 €.

Situation de l’acquéreur Taux départemental Frais d’acquisition globaux Coût sur un bien à 250 000 €
Ancien, 88 départements au taux majoré 5,00 % environ 6,32 % environ 15 800 €
Ancien, 11 départements restés au taux antérieur 4,50 % environ 5,81 % environ 14 525 €
Ancien, département de l’Indre 3,80 % environ 5,09 % environ 12 725 €
Primo-accédant en résidence principale 4,50 % maintenu environ 5,81 % environ 14 525 €
Logement neuf ou VEFA Taxe de publicité foncière 0,715 % environ 2,50 % environ 6 250 €
Comparatif des frais d’acquisition selon la nature du bien et la situation de l’acheteur en 2026. Montants arrondis, hors débours spécifiques au dossier.

Primo-accédants : le régime de faveur à ne pas manquer

Le législateur a explicitement neutralisé la hausse pour les ménages qui accèdent pour la première fois à la propriété. Un primo-accédant qui achète sa résidence principale conserve le taux départemental de 4,50 %, donc des frais globaux d’environ 5,81 %, y compris dans les 88 départements passés à 5 %. L’économie n’est pas symbolique : elle atteint 1 250 € sur un achat à 250 000 € et 2 000 € sur un achat à 400 000 €. Encore faut-il entrer dans la définition fiscale du primo-accédant, qui ne recoupe pas exactement l’idée que l’on s’en fait. Est concerné tout acquéreur qui n’a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant la signature de l’acte authentique.

Cette définition ouvre des situations parfois contre-intuitives. Un investisseur qui détient depuis dix ans plusieurs appartements locatifs, mais qui a toujours été locataire de son propre logement, peut ainsi prétendre au statut de primo-accédant lorsqu’il achète enfin sa résidence principale. À l’inverse, un couple qui a revendu sa maison il y a dix-huit mois pour se reloger temporairement en location en est exclu, faute d’avoir laissé s’écouler le délai de deux ans. En cas d’acquisition à deux, l’administration apprécie la condition au niveau de chaque acquéreur, ce qui peut conduire à un traitement partagé selon les quotes-parts détenues par chacun. Ce point mérite d’être abordé très en amont avec l’étude.

Plusieurs départements vont plus loin que la simple neutralisation de la hausse. L’article 1594 F septies du code général des impôts leur permet en effet de voter un taux réduit, voire une exonération totale de la part départementale, au bénéfice des primo-accédants. La contrepartie est un engagement ferme : affecter le bien exclusivement et de manière continue à sa résidence principale pendant au moins cinq ans à compter de l’acquisition. Une mise en location, une transformation en résidence secondaire ou une revente anticipée pendant cette période entraîne la remise en cause de l’avantage, avec rappel des droits et intérêts de retard. Plusieurs départements conditionnent en outre le bénéfice de ce régime à un plafond de prix d’acquisition ou de revenu fiscal de référence.

Couple de primo-accédants signant un contrat d’achat immobilier en 2026
Les primo-accédants échappent à la hausse de 0,5 point des droits de mutation. Photo : Anastasia Shuraeva / Pexels

Le statut de primo-accédant s’apprécie à la date de signature de l’acte authentique, et non à celle du compromis. Un acquéreur qui revend sa résidence principale entre les deux étapes peut donc perdre le bénéfice du taux réduit sans l’avoir anticipé.

Ancien ou neuf : un écart de plus de trois points

La différence de traitement entre un logement ancien et un logement neuf constitue l’un des arbitrages les plus structurants d’un projet immobilier. Dans le neuf, qu’il s’agisse d’une vente en l’état futur d’achèvement ou d’un logement achevé depuis moins de cinq ans vendu pour la première fois, la transaction est soumise à la TVA immobilière de 20 % déjà incluse dans le prix affiché. Elle échappe en conséquence aux droits de mutation classiques et ne supporte qu’une taxe de publicité foncière au taux réduit de 0,715 %. Les frais d’acquisition tombent alors autour de 2,50 % du prix, contre 6,32 % dans l’ancien : sur un logement à 300 000 €, l’écart représente environ 11 500 €.

Cet avantage ne doit toutefois pas être lu isolément. Le prix au mètre carré d’un programme neuf dépasse fréquemment de 15 à 25 % celui d’un bien ancien comparable dans le même quartier, ce qui absorbe et bien souvent dépasse l’économie réalisée sur les frais d’acte. En contrepartie, le neuf offre des garanties constructeur étendues, une performance énergétique conforme aux dernières exigences réglementaires et l’absence de travaux à court terme. L’ancien, lui, permet de créer de la valeur par la rénovation et donne accès à des régimes fiscaux spécifiques lorsque des travaux importants sont engagés. Le raisonnement doit donc porter sur le coût complet de l’opération, et non sur le seul poste des frais.

Calculer vos frais de notaire 2026 pas à pas

Prenons le cas d’un appartement ancien acquis 250 000 € dans un département ayant voté le taux de 5 %, par un acquéreur qui n’est pas primo-accédant. Le calcul se déroule en quatre temps. Premier temps, les droits de mutation : la part départementale s’élève à 12 500 €, la taxe communale de 1,20 % à 3 000 €, et les frais d’assiette perçus par l’État à 2,37 % de la part départementale, soit 296 €. Le sous-total atteint 15 796 €. Deuxième temps, les émoluments proportionnels : 876,65 € pour les trois premières tranches, puis 0,799 % sur les 190 000 € excédant 60 000 €, soit 1 518,10 €. Le total s’établit à 2 394,75 € hors taxes, ou 2 873,70 € après TVA.

Troisième temps, la contribution de sécurité immobilière, égale à 0,10 % du prix, ajoute 250 €. Quatrième temps, les débours et les émoluments de formalités, que l’on peut estimer à 1 000 € pour un dossier standard en copropriété. L’addition des quatre blocs donne environ 19 920 €, soit près de 7,97 % du prix affiché. Ce pourcentage apparaît supérieur aux 6,32 % souvent cités, car ce dernier chiffre correspond à une moyenne statistique calculée sur des montants plus élevés, où la dégressivité des émoluments et le caractère forfaitaire des débours jouent davantage. C’est une règle générale : plus le prix du bien est faible, plus le poids relatif des frais augmente.

Cinq leviers pour réduire légalement la facture

Les frais d’acquisition ne sont pas une fatalité intégralement subie. Plusieurs techniques parfaitement légales permettent d’en abaisser le montant, à condition d’être mises en place avant la signature et non après coup. Elles reposent toutes sur le même principe : réduire l’assiette taxable ou obtenir une remise sur la part négociable.

  • Déduire la valeur du mobilier. Les meubles meublants vendus avec le logement, cuisine équipée démontable, électroménager, mobilier de rangement, ne sont pas soumis aux droits de mutation. Il faut les lister dans un inventaire détaillé annexé à l’acte, avec une valeur justifiée par des factures ou une estimation cohérente tenant compte de la vétusté. L’administration admet généralement une déduction jusqu’à 5 % du prix, au-delà de quoi le risque de redressement devient réel.
  • Négocier la remise sur émoluments. Le décret du 28 février 2020, modifié en 2024, autorise le notaire à consentir une remise pouvant aller jusqu’à 20 % sur la seule fraction des émoluments calculée au-delà de 100 000 € de prix. En dessous de ce seuil, aucune remise n’est possible. Cette faculté relève de l’appréciation du professionnel, qui doit l’appliquer de manière équitable à tous ses clients placés dans une situation identique.
  • Isoler la commission d’agence. Lorsque les honoraires de l’intermédiaire sont mis à la charge de l’acquéreur et mentionnés distinctement dans l’acte, ils sortent de l’assiette des droits de mutation. Sur une commission de 12 000 €, l’économie approche 750 €.
  • Vérifier le statut de primo-accédant. Le bénéfice du taux réduit n’est pas toujours appliqué automatiquement. Signalez votre situation dès le compromis et fournissez les justificatifs, avis d’imposition et quittances de loyer notamment.
  • Comparer les départements limitrophes. Si votre recherche porte sur une zone frontalière entre deux départements aux taux différents, l’écart peut atteindre plusieurs milliers d’euros à prix identique.
Calcul des frais de notaire 2026 sur un achat immobilier avec calculatrice et documents
Le calcul des frais d’acquisition se vérifie ligne à ligne sur le décompte remis par l’étude. Photo : MART PRODUCTION / Pexels

Le conseil de la rédaction

Réclamez systématiquement le décompte détaillé des frais avant le jour de la signature, et non le matin même. Ce document distingue ligne à ligne les droits, les émoluments, les débours et la contribution de sécurité immobilière. Deux vérifications rapportent souvent le plus : contrôler que le taux départemental retenu correspond bien à celui voté dans le département du bien, et vérifier que votre éventuel statut de primo-accédant a effectivement été pris en compte. Enfin, sachez que les frais sont provisionnés au moment de l’acte : si le décompte définitif fait apparaître un trop-perçu, l’étude doit vous restituer le solde, généralement dans les six mois suivant la publication de la vente.

Frais de notaire et fiscalité ultérieure du bien

Les frais d’acquisition ne disparaissent pas une fois l’acte signé : ils conservent une utilité fiscale durable. Lors de la revente du logement, ils viennent majorer le prix d’acquisition retenu pour déterminer la plus-value imposable, soit pour leur montant réel justifié, soit par application d’un forfait de 7,50 % du prix d’achat. Le contribuable retient naturellement la formule la plus favorable. Ce mécanisme réduit mécaniquement l’assiette taxable et donc l’impôt dû au titre de la plus-value immobilière. Conservez donc précieusement le décompte notarié et l’acte authentique, parfois pendant plusieurs décennies, car leur absence vous priverait de la possibilité d’opter pour les frais réels lorsque ceux-ci dépassent le forfait.

Pour un investisseur locatif, le traitement diffère selon le régime choisi. En location nue soumise au régime réel, les frais d’acquisition ne sont pas déductibles des revenus fonciers, l’administration les considérant comme un élément du prix de revient du bien. Le choix entre le micro-foncier et le régime réel n’a donc aucune incidence sur ce poste précis. En revanche, sous le régime de la location meublée au réel, ces frais peuvent être soit déduits immédiatement en charges de l’exercice d’acquisition, soit incorporés au prix de revient et amortis sur la durée. L’arbitrage entre ces deux options dépend du niveau de résultat attendu les premières années et mérite d’être chiffré avec un professionnel.

N’oubliez pas non plus que l’acquisition déclenche l’entrée dans le champ des impôts locaux. La taxe foncière est due par le propriétaire au 1er janvier de l’année, ce qui signifie qu’une acquisition réalisée en cours d’année donne généralement lieu à une répartition conventionnelle entre vendeur et acquéreur, prorata temporis, organisée directement dans l’acte. Cette clause n’est pas obligatoire mais figure dans la quasi-totalité des ventes. Anticipez également, avant de fixer votre budget, une estimation de la valeur locative cadastrale du bien convoité, car deux logements de surface comparable peuvent supporter des taxes très différentes d’une commune à l’autre.

Questions fréquentes sur les frais de notaire en 2026

Les frais de notaire peuvent-ils être inclus dans le prêt immobilier ?

La plupart des établissements bancaires exigent que l’apport personnel couvre au minimum les frais d’acquisition et les frais de garantie, considérant qu’il s’agit de sommes non récupérables en cas de revente rapide. Certaines banques acceptent toutefois un financement à 110 %, incluant les frais, pour des profils jugés solides : jeunes actifs à fort potentiel de progression, professions réglementées, revenus stables et épargne résiduelle significative. Le taux consenti est alors généralement un peu plus élevé, et l’assurance emprunteur portée sur un capital supérieur. Sur la durée totale du crédit, financer 16 000 € de frais sur vingt ans représente un surcoût d’intérêts non négligeable qu’il convient de chiffrer avant de trancher.

Qui paie les frais de notaire, l’acheteur ou le vendeur ?

L’article 1593 du code civil met les frais d’acte à la charge de l’acquéreur, sauf convention contraire des parties. Dans un marché favorable aux acheteurs, il arrive que le vendeur accepte une clause dite d’acte en main, par laquelle il prend les frais à sa charge. Cette formule reste marginale et suppose une négociation explicite mentionnée dès le compromis. Notez que si l’acheteur et le vendeur font appel chacun à leur propre notaire, le coût total pour l’acquéreur ne change pas : les deux professionnels se partagent les émoluments selon une clé définie par la profession. Faire intervenir son propre notaire ne coûte donc rien de plus et garantit un conseil réellement indépendant.

Comment connaître le taux de DMTO de mon département ?

Le taux applicable est celui voté par le conseil départemental du lieu de situation de l’immeuble, et non celui de votre domicile. Il est publié chaque année par la direction générale des finances publiques et consultable sur le site des impôts ainsi que sur celui du Conseil supérieur du notariat. Votre notaire peut également vous le confirmer dès le premier rendez-vous. En 2026, le réflexe utile consiste à vérifier trois choses : le taux en vigueur, la date d’entrée en application de la dernière délibération, et l’existence éventuelle d’un régime départemental spécifique aux primo-accédants, dont les conditions de ressources varient fortement d’un territoire à l’autre.

Les frais sont-ils les mêmes pour un terrain à bâtir ?

Tout dépend de la qualité du vendeur. Si le terrain est cédé par un particulier, il relève des droits de mutation classiques et supporte donc les mêmes taux que l’ancien, soit environ 6,32 % dans la plupart des départements. S’il est vendu par un professionnel assujetti à la TVA, un lotisseur ou un aménageur, la transaction bascule dans le régime de la TVA immobilière et les frais d’acte tombent autour de 2,50 à 3 %. Cette distinction, souvent ignorée des acquéreurs, peut représenter plusieurs milliers d’euros sur un même terrain et mérite d’être vérifiée dès la première prise de contact avec le vendeur.

À retenir avant de signer

Les frais de notaire 2026 s’établissent à environ 6,32 % du prix dans l’ancien pour 88 départements sur 101, à 5,81 % dans les onze départements restés au taux antérieur ainsi que pour les primo-accédants acquérant leur résidence principale, et autour de 2,50 % dans le neuf. La hausse d’un demi-point votée par les départements court jusqu’au 30 avril 2028. Avant de vous engager, vérifiez le taux départemental exact, faites valoir votre éventuel statut de primo-accédant, isolez la valeur du mobilier dans l’acte et demandez au notaire s’il consent une remise sur la fraction d’émoluments excédant 100 000 €. Ces quatre réflexes, appliqués ensemble, permettent souvent de récupérer l’équivalent d’un à deux mois de mensualités de crédit. Avant l’achat comme avant une revente, pensez aussi à faire estimer correctement le bien, car une surestimation du prix se répercute directement sur le montant des droits.

Cet article a une vocation purement informative et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les taux et barèmes cités sont ceux applicables à la date de publication et peuvent évoluer au gré des délibérations départementales et des lois de finances. Pour une analyse adaptée à votre situation, rapprochez-vous de votre notaire ou d’un conseil en gestion de patrimoine.

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