Taxe sur les logements vacants 2026 : TLV, THLV, calcul et exonérations

Vous possédez un appartement inoccupé depuis plusieurs mois et vous avez reçu, ou vous redoutez de recevoir, un avis d’imposition inattendu ? La taxe sur les logements vacants 2026 vise précisément ces biens laissés vides alors que la demande de logement reste forte. Derrière une appellation unique se cachent en réalité deux impositions distinctes : la TLV, applicable de plein droit dans les zones tendues, et la THLV, votée librement par les communes situées en dehors de ces zones. Les taux ne sont pas les mêmes, la durée de vacance exigée non plus, et les possibilités d’exonération obéissent à des règles précises que beaucoup de propriétaires découvrent trop tard.

Ce guide fait le point sur l’ensemble du dispositif tel qu’il s’applique aux impositions établies au titre de 2026 : la définition fiscale de la vacance, le mécanisme de calcul à partir de la valeur locative cadastrale, les cas d’exonération réellement opposables à l’administration, le rôle central de la déclaration d’occupation en ligne, et la réforme d’ampleur qui se prépare pour 2027 avec la création de la TVLH. Vous y trouverez également la marche à suivre pour contester un avis que vous estimez injustifié, ainsi que des exemples chiffrés pour évaluer l’ordre de grandeur du montant en jeu.

Logement vacant : ce que le fisc entend exactement par là

La notion de vacance paraît intuitive, mais elle répond en matière fiscale à une définition rigoureuse dont dépend l’ensemble du dispositif. Un logement est considéré comme vacant lorsqu’il est à usage d’habitation, non meublé, et qu’il n’est occupé par personne. Ces trois conditions sont cumulatives : un local commercial transformé en bureau échappe à la taxe, tout comme un studio garni de mobilier suffisant pour y vivre, même si personne n’y réside effectivement. Cette exclusion des logements meublés explique d’ailleurs qu’une résidence secondaire, par nature équipée, ne relève jamais de la taxe sur les logements vacants mais bien de la taxe d’habitation qui lui est propre.

L’administration apprécie par ailleurs la vacance sur une durée continue. Un bien occupé quelques semaines puis laissé vide à nouveau ne remet pas nécessairement le compteur à zéro : encore faut-il que l’occupation ait atteint le seuil légal, sur lequel nous revenons plus loin. Cette mécanique de décompte constitue le point de friction le plus fréquent entre les propriétaires et le service des impôts, car elle suppose de pouvoir prouver, pièces à l’appui, qui a occupé le logement et à quelles dates.

Une situation appréciée au 1er janvier

Comme la plupart des impôts locaux, la taxe se fige au 1er janvier de l’année d’imposition. C’est la situation du logement à cette date qui détermine si vous êtes redevable, et le redevable est le propriétaire, l’usufruitier, le preneur d’un bail à construction ou à réhabilitation. Vendre le bien en cours d’année ne vous dispense donc pas de la taxe due au titre de l’année entière, sauf accord contraire prévu dans l’acte notarié entre le vendeur et l’acquéreur. Inversement, un logement acquis en février et laissé vide toute l’année ne sera taxable qu’à compter de l’année suivante, sous réserve que la durée de vacance requise soit atteinte.

Vacant, résidence secondaire ou occupé : trois statuts à ne pas confondre

Chaque logement dont vous êtes propriétaire relève d’un statut fiscal unique, et c’est vous qui le déclarez. La confusion entre ces catégories est la première cause d’imposition erronée, dans un sens comme dans l’autre.

  • Résidence principale : logement occupé par vous ou par un locataire à titre habituel. Aucune taxe sur la vacance, ni taxe d’habitation depuis la suppression généralisée.
  • Résidence secondaire : logement meublé dont vous disposez sans y résider à titre principal. Il est soumis à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, éventuellement majorée en zone tendue, mais jamais à la TLV.
  • Logement vacant : local d’habitation non meublé et inoccupé. C’est le seul cas visé par la TLV ou la THLV.
  • Local professionnel ou commercial : hors champ du dispositif, quelle que soit sa durée d’inoccupation.
Volets fermés sur la façade d'un immeuble ancien illustrant un logement vacant
Un logement non meublé et inoccupé depuis un an peut déclencher la taxe sur les logements vacants. Photo : Magda Ehlers / Pexels

TLV ou THLV : deux taxes selon la commune où se situe votre bien

Le régime applicable à votre logement dépend entièrement de sa localisation. Le législateur a distingué les territoires où le marché du logement est structurellement déséquilibré, dans lesquels la taxation est automatique, des autres communes, auxquelles il a simplement ouvert une faculté. Depuis l’élargissement du zonage, environ 3 700 communes sont classées en zone tendue, contre un peu plus de 1 100 auparavant. Ce périmètre est fixé par décret et englobe désormais de nombreuses communes littorales ou touristiques qui n’appartiennent pourtant pas à de grandes agglomérations.

La taxe sur les logements vacants (TLV) en zone tendue

Dans ces communes, la TLV s’applique de plein droit, sans délibération du conseil municipal. Le logement devient taxable dès lors qu’il est vacant depuis au moins une année au 1er janvier de l’année d’imposition. Le taux appliqué à la valeur locative cadastrale s’élève à 17 % la première année d’imposition, puis à 34 % à compter de la deuxième année. Cette progressivité est volontairement dissuasive : elle vise à rendre le maintien d’un bien vide plus coûteux que sa remise sur le marché locatif, même à un loyer modéré. Le produit de la taxe était historiquement affecté à l’Agence nationale de l’habitat, ce qui explique qu’elle échappe au vote des communes.

Un point mérite attention : la première année d’imposition ne correspond pas nécessairement à la première année de vacance. Si votre logement est vacant depuis trois ans mais n’a jamais été taxé faute de déclaration correcte, le taux de 17 % s’appliquera lors de la première imposition effective. En revanche, une année d’occupation suffisante interrompt le décompte et vous replace, en cas de nouvelle vacance prolongée, au taux initial.

La taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) ailleurs

Hors zone tendue, rien n’est automatique. Le conseil municipal, ou l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre lorsqu’il est compétent, doit délibérer pour instituer la THLV. La condition de durée est plus souple pour le propriétaire : la vacance doit atteindre deux années consécutives au 1er janvier. Le taux appliqué correspond à celui de la taxe d’habitation votée par la collectivité, auquel s’ajoutent les frais de gestion perçus par l’État. Le montant est donc très variable d’une commune à l’autre, et il n’est pas rare qu’il dépasse celui d’une TLV de première année.

Une commune ne peut pas cumuler les deux taxes. Si elle entre en zone tendue, la TLV se substitue automatiquement à la THLV qu’elle avait pu instituer. Pour savoir quel régime s’applique à votre bien, le plus simple reste de consulter l’avis d’imposition lui-même, qui mentionne explicitement la nature de la taxe, ou d’interroger votre service des impôts des particuliers.

Critère TLV THLV
Communes concernées Zones tendues fixées par décret (env. 3 700 communes) Communes hors zone tendue ayant délibéré
Mise en place De plein droit, sans vote Sur délibération du conseil municipal ou de l’EPCI
Durée de vacance exigée 1 an au 1er janvier 2 ans au 1er janvier
Taux applicable 17 % puis 34 % dès la 2e année d’imposition Taux de taxe d’habitation voté localement
Base d’imposition Valeur locative cadastrale Valeur locative cadastrale
Bénéficiaire du produit Affectation nationale au logement Commune ou EPCI

Comment se calcule le montant de la taxe ?

Le calcul repose sur une formule simple en apparence : la valeur locative cadastrale du logement multipliée par le taux applicable, majorée de frais de gestion. Toute la difficulté tient à la première variable, dont l’origine remonte aux évaluations foncières des années 1970 et qui ne reflète que très imparfaitement la valeur locative réelle d’un bien en 2026. C’est pourtant ce chiffre, revalorisé chaque année par un coefficient forfaitaire indexé sur l’inflation, qui sert d’assiette.

La valeur locative cadastrale, socle du calcul

Vous retrouverez cette valeur sur votre avis de taxe foncière, sous l’intitulé « base d’imposition », étant précisé que la base foncière correspond à la moitié de la valeur locative après abattement de 50 % pour frais. Pour la taxe sur les logements vacants, aucun abattement de ce type n’est appliqué : c’est la valeur locative brute qui sert d’assiette, ce qui explique que le montant final surprenne souvent. Si vous avez le moindre doute sur ce chiffre, la lecture détaillée de votre avis de taxe foncière constitue le meilleur point de départ, car les deux impositions partagent la même base cadastrale.

Trois exemples chiffrés pour situer l’enjeu

Situation du logement Valeur locative cadastrale Régime et taux Taxe annuelle estimée
Studio vacant depuis 14 mois en zone tendue 3 200 € TLV, 1re année, 17 % environ 544 €
Même studio, toujours vacant l’année suivante 3 200 € TLV, 2e année, 34 % environ 1 088 €
T3 vacant depuis 26 mois hors zone tendue 4 800 € THLV au taux communal de 22 % environ 1 056 €
Maison vacante depuis 3 ans en zone tendue 6 500 € TLV, 2e année et suivantes, 34 % environ 2 210 €

Ces montants sont donnés hors frais de gestion et à titre purement indicatif : seul votre avis d’imposition fait foi. Ils suffisent néanmoins à comprendre la logique du dispositif. Sur un studio dont le loyer de marché avoisinerait 550 € par mois, la taxe de deuxième année représente à elle seule près de deux mois de loyer. Le calcul économique penche donc rapidement en faveur d’une mise en location, y compris lorsque le propriétaire hésite en raison de travaux à engager ou d’un projet de vente encore incertain.

Documents fiscaux et calculatrice pour estimer la taxe sur les logements vacants
La taxe se calcule sur la valeur locative cadastrale brute, sans abattement de 50 %. Photo : Tara Winstead / Pexels

Les cas d’exonération : comment échapper légalement à la taxe

Le législateur a prévu plusieurs situations dans lesquelles la vacance n’est pas imputable au propriétaire, ou dans lesquelles la remise en location est matériellement impossible. Ces exonérations ne sont pas automatiques : elles supposent presque toujours une démarche de votre part et la production de justificatifs. Voici les principaux cas admis.

  • Occupation supérieure à 90 jours consécutifs au cours de l’année de référence, quelle que soit la qualité de l’occupant.
  • Travaux importants rendant le logement inhabitable, dès lors que leur coût excède 25 % de la valeur vénale du bien.
  • Vacance indépendante de la volonté du propriétaire, notamment un bien mis en vente ou en location au prix du marché sans trouver preneur.
  • Logement destiné à disparaître ou à faire l’objet de travaux dans le cadre d’une opération d’urbanisme ou de réhabilitation.
  • Résidence secondaire meublée, qui relève par construction d’un autre régime d’imposition.
  • Logement détenu par un bailleur social ou une société d’économie mixte et destiné à être attribué sous conditions de ressources.

L’occupation de plus de 90 jours consécutifs

C’est le cas d’exonération le plus fréquemment invoqué et le plus simple à établir. Dès lors que le logement a été occupé pendant plus de trois mois d’affilée au cours de l’année de référence, la vacance est réputée interrompue. Peu importe que l’occupant soit un locataire en bail classique, un étudiant en bail mobilité, un proche hébergé à titre gratuit ou vous-même. En revanche, l’administration exige une continuité : trois périodes d’un mois réparties dans l’année ne remplissent pas la condition. Conservez systématiquement les baux, quittances, relevés de consommation d’eau et d’électricité ou attestations d’assurance habitation, qui constituent les preuves les plus solides en cas de contrôle.

Les travaux rendant le logement inhabitable

Un logement dépourvu de chauffage, d’installation électrique conforme ou de sanitaires fonctionnels ne peut évidemment pas être loué. Encore faut-il démontrer l’ampleur du chantier. Le critère retenu est financier : le montant des travaux nécessaires pour rendre le bien habitable doit dépasser le quart de sa valeur vénale. Devis détaillés, rapports d’expertise, arrêté de péril ou constat d’huissier constituent ici les justificatifs attendus. Attention toutefois : un logement en bon état mais classé F ou G au diagnostic de performance énergétique n’entre pas dans ce cadre. Si vous êtes concerné par le calendrier d’interdiction de location des passoires thermiques, la loi vous impose des travaux sans pour autant vous exonérer de la taxe sur la vacance, ce qui place certains bailleurs dans une situation délicate.

La vacance subie malgré vos démarches

Ce troisième cas est le plus discuté. Un propriétaire qui met son bien en location à un loyer manifestement supérieur au marché, ou qui refuse systématiquement les candidatures, ne peut invoquer une vacance subie. À l’inverse, un bien confié à une agence, diffusé sur plusieurs plateformes à un prix cohérent et resté sans preneur pendant des mois relève bien de cette exonération. Rassemblez les mandats de vente ou de location, les annonces datées, les comptes rendus de visites et les échanges avec les professionnels mandatés. Plus le dossier est documenté, plus la réclamation a de chances d’aboutir.

Dans la très grande majorité des dossiers que nous voyons aboutir, ce n’est pas la nature de l’argument qui fait la différence, mais la qualité des pièces produites. Une exonération se démontre, elle ne se déclare pas.

La déclaration d’occupation, pivot du dispositif

Depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, l’administration a perdu son principal outil de connaissance de l’occupation du parc immobilier. Elle l’a remplacé par une obligation déclarative pesant sur tous les propriétaires, particuliers comme sociétés. Le service « Gérer mes biens immobiliers », accessible depuis votre espace personnel sur impots.gouv.fr, vous demande d’indiquer pour chaque local si celui-ci est occupé à titre de résidence principale, de résidence secondaire, loué, ou laissé vacant.

Cette déclaration n’a pas à être renouvelée chaque année si rien ne change. En revanche, tout changement de situation intervenu doit être signalé, et la date limite retenue pour l’année 2026 était fixée au 30 juin. C’est directement sur la base de ces informations que les avis de taxe sur les logements vacants sont émis à l’automne. Un propriétaire qui déclare par erreur un bien comme vacant alors qu’il est loué s’expose donc à une imposition parfaitement évitable, et devra ensuite engager une réclamation pour la faire annuler.

L’omission de déclaration n’est pas neutre non plus. Une amende forfaitaire de 150 € par local est prévue en cas de défaut, de retard ou d’erreur manifeste. Ce montant reste modeste au regard de la taxe elle-même, mais il s’applique local par local, ce qui peut peser lourd pour un bailleur détenant plusieurs biens. Notre guide complet de la déclaration d’occupation détaille pas à pas le parcours en ligne et les pièges les plus courants.

Trousseau de clés posé sur une table symbolisant la remise en location d'un logement
Remettre le bien en location plus de 90 jours consécutifs interrompt la vacance fiscale. Photo : Jakub Zerdzicki / Pexels

Ce qui change en 2027 : la TVLH remplace la TLV et la THLV

La loi de finances pour 2026 a engagé une refonte complète de cette fiscalité. Les deux taxes existantes sont appelées à disparaître au profit d’une imposition unique, la taxe sur la vacance des locaux d’habitation, désignée par le sigle TVLH. Elle s’appliquera aux impositions établies à compter de 2027 et sera intégralement affectée au bloc communal, ce qui constitue un changement notable puisque le produit de la TLV échappait jusqu’ici aux communes.

Sur le fond, l’architecture reste proche de l’existant en zone tendue : la taxe demeure due pour les logements vacants depuis au moins un an au 1er janvier, avec un taux de 17 % la première année d’imposition et de 34 % à compter de la deuxième. La base reste la valeur locative cadastrale déterminée selon les règles de la taxe d’habitation. L’unification porte donc davantage sur la gouvernance et sur la simplification du paysage fiscal que sur un alourdissement immédiat de la charge en zone tendue.

Un pouvoir de taux élargi pour les communes hors zone tendue

Le véritable changement concerne les territoires détendus. Les communes qui le souhaitent pourront voter un taux dans la limite de 50 %, applicable aux logements vacants depuis au moins deux années. C’est un saut considérable par rapport aux taux de taxe d’habitation actuellement pratiqués, souvent compris entre 15 % et 25 %. Concrètement, un propriétaire disposant d’un bien vide dans une commune rurale ou périurbaine peut voir sa facture doubler si le conseil municipal décide d’utiliser pleinement cette marge de manœuvre. Il sera donc utile, dès le début de l’année 2027, de vérifier les délibérations prises par votre commune.

Le conseil de la rédaction

N’attendez pas de recevoir l’avis d’imposition pour agir. Si votre logement approche des douze mois de vacance en zone tendue, deux leviers restent activables avant le 1er janvier : une mise en location effective sur plus de 90 jours consécutifs, y compris via un bail mobilité de courte durée, ou l’engagement documenté de travaux lourds. Dans les deux cas, constituez un dossier daté au fil de l’eau plutôt que de le reconstituer après coup : les services fiscaux accordent nettement plus de crédit à des pièces contemporaines des faits qu’à des attestations rédigées après réception de l’avis. Et si vous détenez le bien au sein d’une structure sociétaire, vérifiez qui est juridiquement redevable avant d’engager la moindre démarche.

Contester la taxe : la marche à suivre

Recevoir un avis ne signifie pas que la taxe est due. Les erreurs sont fréquentes, en particulier lorsque la déclaration d’occupation n’a pas été mise à jour ou lorsque le logement a changé de statut en cours d’année. Vous disposez d’un délai de réclamation qui court jusqu’au 31 décembre de l’année suivant celle de la mise en recouvrement. La réclamation s’effectue depuis votre espace personnel sur impots.gouv.fr, rubrique de messagerie sécurisée, ou par courrier recommandé adressé au centre des finances publiques mentionné sur l’avis.

Point essentiel : la réclamation ne suspend pas l’obligation de payer. Vous pouvez toutefois demander expressément un sursis de paiement dans le même courrier. À défaut, réglez la somme dans les délais puis demandez le remboursement, ce qui vous évitera des majorations de retard si la contestation échoue. Le dossier doit contenir la copie de l’avis, l’exposé précis du motif et l’ensemble des justificatifs.

  • Copie intégrale de l’avis d’imposition contesté et référence du local concerné.
  • Baux, quittances de loyer ou attestation d’hébergement couvrant la période litigieuse.
  • Factures d’eau, d’électricité ou de gaz démontrant une occupation réelle.
  • Devis, factures de travaux ou rapport d’expertise en cas d’inhabitabilité.
  • Mandats, annonces datées et comptes rendus de visites en cas de vacance subie.

Si la réclamation est rejetée, vous conservez la possibilité de saisir le tribunal administratif dans les deux mois suivant la notification de rejet. Cette voie contentieuse reste rare pour des montants modestes, mais elle se justifie lorsque plusieurs années d’imposition sont en cause ou lorsque plusieurs biens sont concernés simultanément.

Questions fréquentes

Une résidence secondaire est-elle soumise à la taxe sur les logements vacants ?

Non. Un logement meublé dont vous avez la disposition est qualifié de résidence secondaire et relève de la taxe d’habitation correspondante, éventuellement majorée jusqu’à 60 % dans les communes en zone tendue qui l’ont votée. Les deux impositions ne peuvent pas se cumuler sur un même local pour une même année.

Qui paie la taxe en cas de vente en cours d’année ?

Le redevable est celui qui était propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition. Le vendeur reste donc légalement tenu au paiement pour l’année entière, même s’il a cédé le bien en février. Les parties peuvent prévoir une répartition au prorata dans l’acte de vente, mais cet accord n’est opposable qu’entre elles et non à l’administration fiscale.

Un logement en indivision ou détenu par une SCI est-il concerné ?

Oui, dans les mêmes conditions. Pour une indivision, la taxe est établie au nom de l’indivision et chaque indivisaire en répond. Pour une société civile immobilière, c’est la société qui est redevable, indépendamment du régime fiscal choisi. Si votre patrimoine locatif est logé dans une telle structure, notre article sur l’imposition des loyers en SCI précise les incidences du choix entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés.

La taxe est-elle déductible des revenus fonciers ?

Non. À la différence de la taxe foncière, la taxe sur les logements vacants n’est pas admise en déduction des revenus fonciers, précisément parce qu’elle sanctionne l’absence de mise en location. Un logement vacant ne générant par ailleurs aucun revenu, la question de la déduction perd de toute façon largement son objet.

Que se passe-t-il si je remets le bien en location en cours d’année ?

La taxe reste due pour l’année en cours si la situation au 1er janvier remplissait les conditions. En revanche, une location dépassant 90 jours consécutifs interrompt la vacance et vous fera sortir du dispositif pour l’année suivante. Pensez à mettre à jour votre déclaration d’occupation dans la foulée de la signature du bail.

À quel moment arrive l’avis d’imposition ?

Les avis de taxe sur les logements vacants sont généralement mis en ligne et adressés à l’automne, dans la même période que les avis de taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Surveillez votre espace personnel sur impots.gouv.fr dès le mois d’octobre, la date limite de paiement figurant sur l’avis lui-même.

À retenir

La taxe sur les logements vacants n’a rien d’une fatalité. Elle repose sur des critères objectifs — absence de mobilier, absence d’occupation, durée de vacance, localisation — dont chacun peut être documenté et, le cas échéant, contesté. La déclaration d’occupation en ligne constitue votre principal levier de maîtrise : correctement renseignée et tenue à jour, elle évite l’immense majorité des impositions injustifiées. À l’approche de 2027 et de l’entrée en vigueur de la TVLH, les propriétaires situés hors zone tendue ont tout intérêt à anticiper une hausse possible du taux communal, en réévaluant dès maintenant l’opportunité de remettre leur bien sur le marché.

Cet article a une vocation purement informative et reflète l’état du droit connu à sa date de publication. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Votre situation dépend de la commune de situation du bien, de sa nature et de votre organisation patrimoniale : rapprochez-vous de votre service des impôts ou d’un professionnel du chiffre ou du droit avant toute décision.

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