Chaque année, des milliers de bailleurs laissent passer la date anniversaire de leur bail sans y penser. La révision du loyer en 2026 n’a pourtant rien d’automatique : elle suppose une clause écrite dans le contrat, un indice précis, un calcul rigoureux et un délai à respecter. À l’inverse, certains propriétaires appliquent une hausse là où la loi l’interdit formellement, et s’exposent à devoir rembourser les sommes perçues. Entre l’indice de référence des loyers publié chaque trimestre par l’Insee, le gel qui frappe les passoires thermiques et les dispositifs d’encadrement en vigueur dans une trentaine d’agglomérations, la matière est devenue franchement technique.
Ce guide détaille la mécanique complète : la valeur de l’IRL applicable en 2026, la formule officielle de calcul avec un exemple chiffré, la question du délai d’un an qui coûte si cher aux bailleurs distraits, les situations dans lesquelles l’augmentation est purement et simplement interdite, et les conséquences fiscales d’un loyer revalorisé. Vous y trouverez également les différences entre révision annuelle, réévaluation au renouvellement et encadrement des loyers, trois notions que l’on confond en permanence.

L’indice de référence des loyers (IRL) : définition et rôle
L’indice de référence des loyers est l’indicateur unique qui sert à revaloriser les loyers des logements loués à titre de résidence principale, qu’ils soient vides ou meublés. Institué par la loi du 6 juillet 1989 et refondu en 2008, il est calculé et publié chaque trimestre par l’Insee. Sa construction est volontairement simple : il correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Autrement dit, l’IRL suit l’inflation générale, mais une inflation lissée sur un an, ce qui évite les à-coups brutaux d’un trimestre sur l’autre.
Cette mécanique explique pourquoi l’IRL réagit avec retard aux variations de prix. Quand l’inflation a flambé, l’indice a continué de progresser modestement pendant plusieurs trimestres ; quand elle a reflué, il est resté élevé un certain temps. Pour un bailleur, cela signifie qu’il faut raisonner sur la variation annuelle publiée, jamais sur l’inflation commentée dans la presse. Trois séries coexistent d’ailleurs : la France métropolitaine, les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution et la collectivité de Corse, chacune disposant de sa propre valeur d’indice même si le taux de progression est identique.
Les valeurs de l’IRL en 2026
Au deuxième trimestre 2026, l’indice de référence des loyers s’établit à 148,37 en France métropolitaine, soit une progression de 1,15 % sur un an. Ce chiffre marque une accélération par rapport au premier trimestre 2026, où l’indice ressortait à 146,60 avec une hausse annuelle limitée à 0,78 %. La publication au Journal officiel est intervenue le 12 juillet 2026. L’indice du troisième trimestre 2026, attendu autour de la mi-octobre, n’était pas encore connu à la date de rédaction de cet article : les bailleurs dont la date de révision tombe en octobre ou en novembre doivent donc patienter jusqu’à sa parution.
| Trimestre | France métropolitaine | Outre-mer (art. 73) | Corse | Variation sur un an |
|---|---|---|---|---|
| 1er trimestre 2026 | 146,60 | Publié par l’Insee | Publié par l’Insee | +0,78 % |
| 2e trimestre 2026 | 148,37 | 146,94 | 146,22 | +1,15 % |
| 3e trimestre 2026 | Publication mi-octobre 2026 | À venir | À venir | À venir |
| 4e trimestre 2026 | Publication mi-janvier 2027 | À venir | À venir | À venir |
Retenez le principe suivant : ce n’est pas le dernier indice publié qui s’applique à votre bail, mais celui du trimestre expressément désigné par votre contrat. Si la clause de révision vise le deuxième trimestre, vous utiliserez toujours l’IRL du deuxième trimestre, même si vous révisez votre loyer au mois de décembre. Cette règle est constante et elle évite bien des contestations : l’indice de référence est figé par le bail, le bailleur ne peut pas choisir celui qui l’arrange au moment où il revalorise.
Comment calculer la révision du loyer en 2026
La formule officielle tient en une ligne : nouveau loyer = loyer en cours multiplié par l’IRL du trimestre de référence de l’année en cours, divisé par l’IRL du même trimestre de l’année précédente. Le loyer à prendre en compte est le loyer hors charges, puisque les charges locatives obéissent à leur propre régime de régularisation. Le résultat s’arrondit généralement au centime d’euro, et rien n’oblige le bailleur à appliquer la totalité de la hausse : il peut parfaitement se contenter d’une revalorisation partielle, voire y renoncer, mais il ne pourra pas rattraper l’écart les années suivantes.
Un exemple chiffré complet
Prenons un appartement loué 850 euros hors charges, avec un bail signé le 1er septembre et une clause de révision indexée sur le deuxième trimestre. Au deuxième trimestre 2026, l’indice ressort à 148,37 contre la valeur correspondant au deuxième trimestre 2025. La variation annuelle publiée par l’Insee étant de 1,15 %, le nouveau loyer s’élève à 850 x 1,0115, soit 859,78 euros hors charges. La hausse mensuelle atteint donc 9,78 euros, et 117,36 euros sur douze mois. Sur un portefeuille de cinq logements comparables, l’enjeu dépasse 580 euros de revenus annuels supplémentaires : négligeable à l’unité, significatif à l’échelle d’un patrimoine.
Les erreurs de calcul les plus fréquentes
Trois fautes reviennent sans cesse dans les courriers de révision. La première consiste à appliquer la hausse sur le loyer charges comprises, ce qui gonfle artificiellement la revalorisation et fragilise juridiquement la demande. La deuxième revient à changer de trimestre de référence d’une année sur l’autre, souvent par simple commodité : le bailleur prend le dernier indice connu au lieu de celui prévu au contrat. La troisième, plus insidieuse, consiste à cumuler plusieurs années de révision non appliquées pour rattraper le retard en une seule fois. Cette dernière pratique est expressément écartée par la loi, comme nous allons le voir.
- Loyer hors charges uniquement : les provisions pour charges suivent un régime distinct et ne se révisent pas par l’IRL.
- Trimestre figé : celui que désigne le bail, et lui seul, pendant toute la durée du contrat.
- Pas de cumul : une révision oubliée est définitivement perdue pour l’année concernée.
- Pas de rétroactivité : la hausse ne prend effet qu’à compter de la demande du bailleur.
- Une seule révision par an : à la date anniversaire prévue au contrat, jamais plus souvent.

Sans clause de révision, aucune augmentation n’est possible
C’est le point de départ et il est trop souvent négligé : la révision annuelle du loyer n’existe que si le bail la prévoit expressément. En l’absence de clause d’indexation, le loyer reste figé pendant toute la durée du contrat, et le bailleur ne dispose d’aucun moyen de le revaloriser en cours de bail. Il devra attendre le renouvellement pour tenter une réévaluation, laquelle obéit à des conditions beaucoup plus strictes puisqu’elle suppose de démontrer que le loyer est manifestement sous-évalué par rapport aux loyers du voisinage, références à l’appui.
Vérifiez donc le contrat avant toute démarche. La clause doit mentionner la date de révision, généralement la date anniversaire de la prise d’effet du bail, ainsi que le trimestre de référence retenu. Une clause imprécise ou renvoyant à un indice qui n’existe plus expose le bailleur à une contestation. Les baux conclus sur le modèle réglementaire issu de la loi ALUR intègrent cette clause par défaut, mais les contrats plus anciens, les baux rédigés à la main ou certains modèles téléchargés en ligne en sont parfois dépourvus. Un simple oubli de rédaction peut ainsi geler un loyer pendant trois, six ou neuf ans.
Le délai d’un an : la règle qui coûte le plus cher aux bailleurs
La loi accorde au bailleur un délai d’un an à compter de la date de révision pour manifester sa volonté d’appliquer l’augmentation. Passé ce délai, il perd purement et simplement le bénéfice de la révision pour l’année écoulée. Le loyer ne remonte pas magiquement l’année suivante : la base de calcul reste le loyer effectivement pratiqué, si bien que le manque à gagner devient définitif et se répercute sur toutes les révisions ultérieures. Un bailleur qui oublie deux années consécutives sur un loyer de 900 euros perd mécaniquement plusieurs centaines d’euros, année après année.
La révision du loyer n’est pas rétroactive : elle prend effet à la date de la demande du bailleur, et non à la date anniversaire du bail. Écrire tôt, et par écrit, reste la seule protection efficace.
La conséquence pratique est claire. Dès que l’indice du trimestre de référence est publié, adressez au locataire un courrier ou un courriel indiquant l’ancien loyer, l’indice de départ, l’indice d’arrivée, le calcul détaillé et le nouveau montant. La forme est libre, mais la preuve compte : une lettre recommandée avec accusé de réception ou un courriel horodaté constituent des éléments solides en cas de litige. Certains bailleurs intègrent même un rappel automatique dans leur agenda un mois avant la date anniversaire, ce qui reste la méthode la plus simple pour ne rien laisser filer.
Les cas où la révision du loyer est interdite en 2026
Depuis la loi Climat et Résilience, la performance énergétique du logement conditionne le droit d’augmenter le loyer. Les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique voient leur loyer gelé : aucune hausse n’est possible, ni entre deux locataires, ni au renouvellement du bail, ni au titre de la révision annuelle. Cette règle s’applique sur tout le territoire métropolitain. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont par ailleurs considérés comme énergétiquement indécents et ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail ; l’interdiction s’étendra aux logements F, puis aux logements E quelques années plus tard.
Comment sortir du gel des loyers
La réforme du diagnostic entrée en vigueur en 2026 a modifié le coefficient appliqué à l’électricité, ce qui fait sortir plusieurs centaines de milliers de logements chauffés à l’électricité du statut de passoire thermique. Les propriétaires concernés peuvent récupérer une attestation de nouvelle étiquette auprès de l’observatoire dédié, sans refaire de visite ni engager de frais de diagnostic. Ce document est opposable : il lève le gel du loyer, l’interdiction de location et la mention relative à la consommation excessive dans les annonces. Pour les autres logements, seuls des travaux de rénovation permettant de remonter l’étiquette débloquent la situation. Notre article sur les logements interdits à la location selon le DPE en 2026 détaille le calendrier complet.
| Situation du logement | Révision annuelle par l’IRL | Hausse entre deux locataires | Réévaluation au renouvellement |
|---|---|---|---|
| DPE A à E, hors zone tendue | Oui, si clause de révision | Libre | Possible si loyer sous-évalué |
| DPE A à E, en zone tendue | Oui, si clause de révision | Encadrée par le décret annuel | Encadrée, références exigées |
| DPE F | Non, loyer gelé | Non | Non |
| DPE G | Non, loyer gelé | Nouveau bail interdit | Non |
| Commune sous encadrement des loyers | Oui, dans la limite du loyer de référence majoré | Plafonnée | Plafonnée |
Zones tendues et communes sous encadrement
Deux dispositifs distincts se superposent aux règles précédentes. Dans les communes situées en zone tendue, un décret annuel plafonne la hausse applicable lors d’un changement de locataire. Dans les villes ayant adhéré à l’encadrement des loyers, le loyer ne peut dépasser un loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral, quelle que soit la mécanique de révision. Un bailleur peut donc se trouver dans une situation où l’IRL autoriserait une hausse de 1,15 % alors que le plafond local l’interdit. Notre dossier sur l’encadrement des loyers en 2026 recense les villes concernées et les sanctions encourues, et la liste des communes en zone tendue permet de vérifier votre situation.

Révision, réévaluation, encadrement : ne pas confondre
La confusion entre ces trois notions est la source de la majorité des litiges. La révision annuelle est un ajustement mécanique, indexé sur l’IRL, qui intervient en cours de bail à la date prévue au contrat. La réévaluation au renouvellement est une procédure exceptionnelle : elle permet de remettre le loyer au niveau du marché lorsque celui-ci est manifestement sous-évalué, mais elle exige de produire des références de loyers comparables dans le voisinage et de notifier le locataire six mois avant l’échéance du bail. L’encadrement, enfin, n’est pas un droit d’augmenter mais une limite supérieure imposée par la puissance publique.
Autrement dit, la révision vous dit de combien vous pouvez augmenter, l’encadrement vous dit jusqu’où vous pouvez aller, et la réévaluation constitue une voie de rattrapage ponctuelle soumise à conditions. Les trois mécanismes peuvent se combiner : un bailleur parisien dont le logement est classé D pourra réviser son loyer de 1,15 % en cours de bail, sous réserve de ne pas dépasser le loyer de référence majoré de son quartier. S’il constate au renouvellement que son loyer est très inférieur au marché, il devra engager la procédure de réévaluation, avec ses formalités propres et son étalement obligatoire de la hausse.
Meublé, colocation, bail mobilité : les particularités
La location meublée à usage de résidence principale suit exactement les mêmes règles de révision que la location vide : clause obligatoire, IRL du trimestre contractuel, délai d’un an. La durée du bail est simplement plus courte, un an renouvelable ou neuf mois pour un étudiant, ce qui rapproche mécaniquement les dates de révision. En colocation avec bail unique, la révision porte sur le loyer global et se répartit ensuite entre colocataires selon la clé prévue au contrat ; avec des baux individuels, chaque contrat se révise à sa propre date anniversaire, ce qui impose un suivi plus attentif.
Le bail mobilité, d’une durée de un à dix mois et non renouvelable, échappe en pratique à la révision puisque sa durée est inférieure ou égale à douze mois. Les locations saisonnières et les meublés de tourisme relèvent quant à eux du droit commun des contrats et non de la loi de 1989 : le prix se fixe librement d’une période à l’autre, sans indexation obligatoire. Attention toutefois, le régime fiscal de ces locations a beaucoup évolué et mérite un examen distinct de la question du loyer lui-même.
Quel impact fiscal pour un loyer revalorisé
Toute révision augmente mécaniquement vos recettes imposables. En location vide, les loyers perçus relèvent des revenus fonciers : au micro-foncier, un abattement forfaitaire de 30 % s’applique tant que les recettes brutes annuelles restent sous le plafond légal ; au régime réel, vous déduisez vos charges réelles, intérêts d’emprunt compris, ce qui peut aboutir à un déficit foncier imputable sur le revenu global dans certaines limites. Une hausse de loyer peut donc, dans de rares cas, faire basculer un bailleur au-delà du seuil du micro-foncier et l’obliger à passer au réel.
L’arbitrage entre les deux régimes mérite d’être refait chaque année, d’autant que l’option pour le réel engage pour trois ans. Notre comparatif micro-foncier ou régime réel en 2026 détaille les seuils et les cas de figure. Au-delà de l’impôt sur le revenu, n’oubliez pas les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 % qui frappent les revenus fonciers nets, ni l’effet d’une hausse de recettes sur votre taux de prélèvement à la source, qui sera ajusté l’année suivante.
Le conseil de la rédaction
Ne traitez pas la révision du loyer comme une formalité de fin d’année. Notez la date anniversaire de chaque bail dans votre agenda, ainsi que le trimestre de référence inscrit au contrat, et déclenchez le courrier dès la publication de l’indice par l’Insee. Conservez une copie datée de chaque notification : en cas de contestation, c’est la preuve de la demande, et non la date anniversaire, qui détermine la prise d’effet de la hausse. Enfin, avant d’envoyer quoi que ce soit, vérifiez trois points : l’existence d’une clause de révision, l’étiquette énergétique du logement et l’éventuel plafond local. Ces trois vérifications prennent dix minutes et évitent des mois de procédure.
Comment notifier l’augmentation à votre locataire
Aucun formalisme particulier n’est imposé par la loi, mais un courrier clair désamorce la plupart des contestations. Indiquez la référence du bail et sa date de prise d’effet, le trimestre de référence prévu par la clause, la valeur de l’indice de l’année précédente et celle de l’année en cours, le calcul complet, le nouveau loyer hors charges et la date à partir de laquelle il s’applique. Rappelez que les provisions pour charges sont inchangées et feront l’objet d’une régularisation séparée. Un tableau récapitulatif de deux lignes suffit à rendre le calcul limpide pour le locataire.
Si le locataire conteste, la voie amiable reste la plus rapide : une commission départementale de conciliation peut être saisie gratuitement avant toute action judiciaire. Dans la pratique, la quasi-totalité des litiges tiennent à une erreur de trimestre ou à une révision appliquée sur un loyer charges comprises. Reprendre le calcul ligne à ligne avec le locataire résout la situation dans la plupart des cas. En revanche, si le désaccord porte sur l’existence même de la clause d’indexation, seul le juge des contentieux de la protection pourra trancher.

Questions fréquentes sur la révision du loyer
Puis-je réviser mon loyer deux fois dans l’année ?
Non. La révision est strictement annuelle et intervient à la date prévue par la clause du bail, en principe la date anniversaire de la prise d’effet du contrat. Une seconde hausse en cours d’année serait sans fondement, même si l’indice a progressé entre-temps.
Mon bail ne précise aucun trimestre de référence, que faire ?
Lorsque la clause existe mais ne désigne aucun trimestre, l’usage retient le dernier indice publié à la date de signature du bail, qui devient alors le trimestre de référence pour toute la durée du contrat. Mieux vaut cependant régulariser ce point par avenant, avec l’accord du locataire, pour sécuriser les révisions futures.
La révision s’applique-t-elle aux charges locatives ?
Non. L’IRL ne concerne que le loyer principal hors charges. Les provisions pour charges évoluent en fonction des dépenses réelles de la copropriété et font l’objet d’une régularisation annuelle sur justificatifs, indépendamment de toute indexation.
Que se passe-t-il si j’ai augmenté le loyer d’un logement classé G ?
La hausse est irrégulière. Le locataire peut en demander la restitution et le bailleur s’expose à devoir rembourser les sommes indûment perçues depuis l’application de l’augmentation. En cas de doute sur votre étiquette énergétique, faites vérifier le diagnostic avant toute démarche.
Un loyer peut-il baisser en application de l’IRL ?
Oui, en théorie. Si l’indice de référence recule sur un an, la formule aboutit à un loyer inférieur et le locataire peut en demander l’application. Le cas est rare, l’IRL étant adossé à une moyenne d’inflation sur douze mois, mais il s’est déjà produit par le passé.
Ce qu’il faut retenir
La révision du loyer en 2026 repose sur quatre conditions cumulatives : une clause d’indexation dans le bail, un logement dont l’étiquette énergétique n’est pas F ou G, le respect du trimestre de référence contractuel et une demande formulée dans l’année qui suit la date de révision. L’indice du deuxième trimestre 2026, fixé à 148,37, autorise une hausse maximale de 1,15 % pour les baux indexés sur ce trimestre. Les bailleurs dont la révision tombe à l’automne devront attendre la publication de l’indice du troisième trimestre, prévue à la mi-octobre.
Au-delà du calcul, c’est la rigueur du suivi qui fait la différence sur la durée. Une révision oubliée ne se rattrape pas, un loyer gelé par une mauvaise étiquette énergétique le reste tant que les travaux ne sont pas faits, et un plafond local prime toujours sur l’indice national. Prenez le temps de cartographier vos baux une bonne fois pour toutes : date anniversaire, trimestre de référence, DPE, commune. Ce tableau de bord vous fera gagner bien plus que les quelques euros mensuels dont il est question ici.
Cet article est fourni à titre informatif et reflète l’état des règles connues à sa date de publication. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Chaque situation locative comportant ses spécificités, rapprochez-vous d’un professionnel du droit immobilier ou de votre ADIL pour un examen individuel de votre dossier.

Baptiste rédige des articles consacrés à la fiscalité, à l’épargne et aux mécanismes d’optimisation prévus par la réglementation. Son approche repose sur l’analyse des règles fiscales et leur mise en perspective concrète, afin d’aider les lecteurs à mieux appréhender leur situation et leurs obligations.
