PEAC 2026 : plan d’épargne avenir climat, plafond, rendement et fiscalité

Le PEAC, ou plan d’épargne avenir climat, est le placement le plus récent du paysage français de l’épargne réglementée. Ouvert à la commercialisation depuis le 1er juillet 2024, il vise un public très précis : les jeunes de moins de 21 ans résidant en France. Sa promesse tient en trois points qui méritent d’être examinés de près avant de signer quoi que ce soit : un plafond de versement identique à celui du Livret A, une orientation obligatoire de l’épargne vers des fonds labellisés pour la transition écologique, et surtout une exonération fiscale totale des gains. En 2026, après deux années pleines de fonctionnement, le recul commence à être suffisant pour juger le dispositif sur pièces. Ce guide vous explique le fonctionnement du PEAC, ses règles de blocage, sa fiscalité et les situations dans lesquelles il constitue réellement un bon choix pour l’épargne d’un enfant.

Le PEAC en 2026 : de quoi parle-t-on exactement ?

Éoliennes symbolisant les fonds verts finançables par le plan d'épargne avenir climat
Le PEAC oriente l’épargne des moins de 21 ans vers des fonds labellisés pour la transition énergétique. Photo : Ahsen / Pexels

Le plan d’épargne avenir climat a été créé par la loi relative à l’industrie verte du 23 octobre 2023. L’intention du législateur était double : orienter une partie de l’épargne des ménages vers le financement de la transition écologique, et proposer aux familles une alternative de long terme aux livrets réglementés, dont le rendement réel reste souvent proche de zéro une fois l’inflation déduite. Le PEAC n’est donc pas un livret bancaire classique. C’est une enveloppe d’investissement, dont la valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse, adossée à des fonds sélectionnés pour leur contribution à la transition énergétique. En contrepartie de ce risque, l’État accorde un avantage fiscal maximal : ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux sur les gains.

Il faut bien comprendre cette différence de nature. Sur un Livret A, le capital est garanti et disponible à tout moment, mais la rémunération est fixée administrativement et s’érode dès que l’inflation repart. Sur un PEAC, personne ne vous garantit un taux : la performance dépend des marchés financiers et de la qualité des fonds retenus par l’établissement. Le dispositif prévoit toutefois un mécanisme de sécurisation progressive, qui réduit mécaniquement la part investie en actifs risqués à mesure que l’échéance du plan approche. C’est ce qui distingue le PEAC d’un simple compte-titres ouvert au nom d’un enfant, et ce qui justifie qu’on le considère comme un produit d’épargne longue plutôt que comme un placement de précaution.

Qui peut ouvrir un plan d’épargne avenir climat ?

Les conditions d’accès sont volontairement restrictives. Le titulaire doit avoir moins de 21 ans au moment de l’ouverture et résider fiscalement en France. Un PEAC peut donc être ouvert dès la naissance par les représentants légaux, ce qui constitue d’ailleurs le cas de figure le plus intéressant sur le plan financier, puisqu’il laisse au capital le temps maximal pour travailler. La règle du plan unique par personne s’applique strictement : il est impossible de détenir deux PEAC simultanément, et l’ouverture d’un second plan expose à une fermeture d’office. En revanche, le PEAC se cumule sans difficulté avec un Livret A, un livret jeune, un LDDS ou une assurance-vie ouverte au nom de l’enfant.

Le plafond de versement est fixé à 22 950 euros, soit exactement celui du Livret A. Ce plafond concerne les versements cumulés, hors intérêts et plus-values : un plan qui aurait atteint 30 000 euros grâce à la performance des marchés reste parfaitement régulier tant que les sommes versées n’excèdent pas 22 950 euros. Aucun versement minimum n’est imposé par la loi, mais les établissements distributeurs fixent généralement un ticket d’entrée compris entre 10 et 100 euros, et proposent des versements programmés mensuels. Les versements peuvent être effectués par les parents, les grands-parents ou toute autre personne, ce qui en fait un support commode pour recueillir les cadeaux de naissance et d’anniversaire année après année.

Caractéristiques du PEAC en 2026
Critère Règle applicable
Âge à l’ouverture Moins de 21 ans, résidence fiscale en France
Nombre de plans Un seul par personne
Plafond de versement 22 950 euros (hors gains)
Fin des versements Au 21e anniversaire du titulaire
Clôture automatique Au 30e anniversaire du titulaire
Fiscalité des gains Exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux
Capital garanti Non, sauf compartiment sécurisé proposé par l’établissement
Cumul avec le Livret A Oui, sans restriction

Où votre argent est-il investi ? Le mécanisme de gestion pilotée

Les sommes versées sur un plan d’épargne avenir climat ne dorment pas sur un compte : elles sont investies en titres financiers contribuant au financement de la transition écologique. Concrètement, les établissements retiennent des fonds porteurs des labels reconnus par les pouvoirs publics, au premier rang desquels le label ISR et le label Greenfin. La réglementation impose également une part minimale d’actifs européens et exclut les entreprises dont l’activité principale repose sur les énergies fossiles. Vous ne choisissez donc pas librement vos supports, comme vous le feriez sur un contrat d’assurance-vie multisupport : l’univers d’investissement est cadré par la loi, et l’établissement propose le plus souvent une gestion pilotée clé en main, avec deux ou trois profils de risque.

Le point technique le plus important concerne la désensibilisation progressive. À mesure que le titulaire approche de l’échéance envisagée, la part investie en actions diminue automatiquement au profit d’actifs plus stables, typiquement des obligations ou un fonds en euros lorsque l’établissement en propose un. Ce mécanisme, comparable à celui de la gestion à horizon du plan d’épargne retraite, évite qu’un krach survenu quelques mois avant le retrait ne détruise dix-huit années d’efforts. Il ne supprime pas le risque : il le réduit au moment où il devient le plus gênant. Les épargnants qui ouvrent un PEAC pour un adolescent de seize ans doivent en tenir compte, car l’horizon de placement y est nettement plus court.

Graphique boursier illustrant la gestion pilotée et la performance variable du PEAC
Le rendement du PEAC dépend des marchés : aucun taux n’est garanti, contrairement au Livret A. Photo : Alesia Kozik / Pexels

La fiscalité du PEAC : une exonération totale, sans condition de durée

C’est l’argument central du dispositif, et il est difficile de le contester. Les gains dégagés sur un plan d’épargne avenir climat échappent intégralement à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Aucun autre placement grand public n’offre aujourd’hui cette double exonération. Le PEA, par exemple, n’exonère d’impôt sur le revenu qu’après cinq ans de détention et laisse subsister les prélèvements sociaux. L’assurance-vie n’exonère qu’après huit ans, dans la limite d’un abattement annuel, et conserve elle aussi les prélèvements sociaux. Le Livret A est bien exonéré des deux, mais son rendement est plafonné administrativement et son plafond de dépôt identique.

L’écart se mesure facilement. Sur un capital de 20 000 euros ayant généré 8 000 euros de plus-value au terme de dix-huit ans, un compte-titres ordinaire soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % laisserait 2 400 euros au fisc. Sur un PEAC, ces 8 000 euros sont intégralement conservés par le jeune titulaire. Cette exonération ne suppose aucune durée minimale de détention au-delà des règles de blocage décrites plus loin, et ne s’inscrit dans aucun plafond de gains. Elle survit également aux retraits partiels effectués après la période de blocage, ce qui évite les calculs complexes de fiscalité au prorata que l’on rencontre sur d’autres enveloppes.

Un placement défiscalisé mais mal investi reste un mauvais placement : l’avantage fiscal ne compense jamais durablement des frais de gestion excessifs ou une allocation inadaptée à l’horizon de l’épargnant.

Une précision importante s’impose sur le plan civil. Le PEAC appartient juridiquement à l’enfant, pas aux parents. Les sommes versées par les parents ou les grands-parents constituent, selon leur montant, des présents d’usage ou des donations. Tant que les versements restent proportionnés aux revenus et au patrimoine du donateur et qu’ils interviennent à l’occasion d’un événement familial, ils relèvent du présent d’usage et échappent aux droits de mutation. Au-delà, il est prudent de formaliser un don manuel et de le déclarer, notamment pour bénéficier de l’abattement de 100 000 euros par parent et par enfant renouvelable tous les quinze ans.

Blocage, retraits et clôture : le calendrier à connaître

C’est ici que le PEAC révèle sa vraie nature de placement de long terme. Les sommes sont indisponibles tant que deux conditions ne sont pas réunies simultanément : le titulaire doit avoir atteint sa majorité, et le plan doit exister depuis au moins cinq ans. Un plan ouvert à la naissance devient donc accessible aux dix-huit ans de l’enfant, tandis qu’un plan ouvert à seize ans ne se débloque qu’à vingt et un ans. Cette double condition mérite d’être expliquée clairement au jeune titulaire, car elle est fréquemment mal comprise au moment de l’ouverture et génère des déceptions lorsque la première demande de retrait est refusée par la banque.

Deux situations permettent de débloquer le plan par anticipation, sans perdre l’avantage fiscal : l’invalidité du titulaire correspondant aux deuxième ou troisième catégories de la Sécurité sociale, et le décès de l’un des parents ou de la personne assumant la charge du jeune. En dehors de ces deux hypothèses, aucun motif, même un besoin urgent de trésorerie familiale, ne permet de récupérer les fonds avant l’échéance. Ce point doit être intégré dans la réflexion patrimoniale globale : le PEAC n’est en aucun cas une épargne de précaution, et il ne doit pas absorber la totalité de l’épargne constituée au nom d’un enfant.

Date de disponibilité des fonds selon l’âge d’ouverture du PEAC
Âge à l’ouverture Durée minimale de blocage Âge de disponibilité Années de versements possibles
Naissance 18 ans 18 ans 21 ans
10 ans 8 ans 18 ans 11 ans
14 ans 5 ans 19 ans 7 ans
16 ans 5 ans 21 ans 5 ans
19 ans 5 ans 24 ans 2 ans
20 ans 5 ans 25 ans 1 an

Une fois la période de blocage écoulée, le titulaire dispose d’une liberté quasi complète : il peut retirer tout ou partie du capital, quand il le souhaite, sans aucune fiscalité. Une règle mérite cependant d’être retenue, car elle est irréversible : le premier retrait, même partiel et même minime, interdit définitivement tout nouveau versement sur le plan. Un jeune qui retire 500 euros pour financer son permis de conduire ne pourra plus jamais alimenter son PEAC, même s’il conserve le reste du capital investi. Mieux vaut donc réfléchir avant de déclencher ce premier retrait, ou l’organiser au moment où la phase d’épargne est de toute façon terminée.

Jeune étudiant préparant son avenir financier avec un plan d'épargne avenir climat
Les fonds sont débloqués à la majorité, après cinq ans d’existence du plan au minimum. Photo : https://kaboompics.com/ / Pexels

Deux échéances automatiques encadrent enfin la vie du plan. Les versements deviennent impossibles à compter du vingt et unième anniversaire du titulaire : le plan continue de fructifier, mais il n’accepte plus d’argent frais. Puis, au trentième anniversaire, le PEAC est clôturé d’office et les sommes sont versées sur un compte bancaire au nom du titulaire. Cette clôture n’entraîne aucune imposition, mais elle transfère le capital dans un univers fiscal ordinaire : les revenus qu’il produira ensuite seront taxés normalement. Anticiper ce basculement en préparant une enveloppe de réemploi, PEA ou assurance-vie, permet de ne pas perdre le bénéfice de l’antériorité fiscale.

PEAC, Livret A ou assurance-vie : quel support pour l’épargne d’un enfant ?

La question se pose dès lors qu’une famille souhaite constituer un capital pour un enfant. Aucun de ces trois supports ne domine les autres sur tous les critères, et la réponse dépend avant tout de l’horizon de placement et de la tolérance au risque. Le Livret A garantit la disponibilité immédiate et le capital, ce qui en fait le réceptacle naturel de l’épargne de précaution ; nous avons détaillé son rendement réel dans notre analyse du taux du Livret A et du LEP en 2026. L’assurance-vie offre une souplesse de gestion et un cadre successoral très favorable, mais sa fiscalité allégée ne se déclenche qu’après huit ans et laisse subsister les prélèvements sociaux. Le PEAC, lui, mise tout sur l’exonération totale et le rendement potentiel des marchés actions.

Comparatif des trois enveloppes pour l’épargne d’un mineur
Critère PEAC Livret A Assurance-vie
Plafond 22 950 euros 22 950 euros Aucun
Capital garanti Non Oui Sur le fonds en euros
Disponibilité 18 ou 21 ans minimum Immédiate Immédiate
Impôt sur le revenu Exonéré Exonéré Allégé après 8 ans
Prélèvements sociaux Exonéré Exonéré 17,2 % dus
Rendement attendu Variable, potentiellement supérieur Fixé par l’État Selon les supports
Choix des supports Cadré par la loi Sans objet Très large
Horizon conseillé 8 ans et plus Court terme 8 ans et plus

En pratique, l’articulation la plus rationnelle consiste à empiler les trois enveloppes plutôt qu’à les opposer. Nous avons détaillé cette stratégie dans notre guide consacré à l’épargne des enfants en 2026. Le raisonnement est simple : le Livret A absorbe les besoins immédiats et l’argent susceptible d’être mobilisé avant la majorité ; le PEAC reçoit les sommes dont on est certain de ne pas avoir besoin ; l’assurance-vie sert de complément au-delà du plafond de 22 950 euros ou lorsque la famille souhaite conserver la main sur le calendrier de transmission. Les jeunes adultes qui souhaitent poursuivre leur épargne après la fermeture du plan trouveront ensuite dans le plan d’épargne en actions un relais naturel.

Où ouvrir un PEAC en 2026 ?

C’est la principale faiblesse du dispositif, et il serait malhonnête de la passer sous silence. Deux ans après son lancement, l’offre reste très limitée. Le groupe BPCE, via la Banque Populaire et la Caisse d’Épargne, a été le premier à commercialiser un PEAC sous forme de contrat de capitalisation assuré par BPCE Vie. Quelques acteurs spécialisés et courtiers en ligne ont suivi, mais plusieurs grands réseaux bancaires ont ouvertement renoncé à distribuer le produit, jugeant sa rentabilité commerciale insuffisante au regard des contraintes réglementaires. Avant d’ouvrir un plan, il est donc nécessaire d’interroger plusieurs établissements et de comparer soigneusement les conditions proposées.

Les points à vérifier systématiquement lors de la comparaison sont les suivants :

  • les frais sur versement, qui doivent idéalement être nuls et ne jamais dépasser 1 % ;
  • les frais de gestion annuels du contrat, exprimés en pourcentage de l’encours ;
  • les frais des fonds sous-jacents, qui s’ajoutent aux précédents et sont souvent oubliés dans les comparatifs ;
  • l’existence ou non d’un compartiment sécurisé permettant de mettre le capital à l’abri en fin de parcours ;
  • le nombre et la qualité des fonds labellisés proposés, ainsi que leur historique de performance ;
  • la possibilité de mettre en place et de modifier librement des versements programmés ;
  • les modalités concrètes de la désensibilisation progressive à l’approche de l’échéance.

L’attention portée aux frais n’est pas un détail. Sur un horizon de dix-huit ans, un écart d’un point de frais annuels ampute le capital final d’environ 15 à 18 %. Autrement dit, un contrat mal choisi peut annuler à lui seul le bénéfice de l’exonération fiscale que le PEAC met en avant. Le même raisonnement s’applique d’ailleurs à toutes les enveloppes long terme, comme nous l’avons montré à propos du compte à terme en 2026. Prenez le temps de demander le document d’informations clés et de lire la ligne des frais courants totaux avant de signer.

Le conseil de la rédaction

N’ouvrez un PEAC que si vous êtes certain de ne pas avoir besoin des sommes versées avant la majorité de l’enfant : le blocage est réel et les cas de déverrouillage anticipé sont limités à deux situations dramatiques. Notre recommandation pratique consiste à constituer d’abord une réserve de trois à six mois de dépenses courantes sur un Livret A au nom de l’enfant, puis à diriger vers le PEAC les versements réguliers de long terme, en privilégiant un contrat sans frais d’entrée. Enfin, notez la date du vingt et unième anniversaire dans vos documents patrimoniaux : c’est la dernière occasion d’alimenter le plan, et beaucoup de familles la découvrent trop tard.

Faut-il ouvrir un PEAC ? Notre analyse

Le PEAC constitue un outil pertinent dans une situation précise : une famille disposant d’une capacité d’épargne régulière, un enfant jeune, et l’intention affirmée de constituer un capital destiné aux études ou à l’installation. Dans ce cas de figure, la combinaison d’un horizon long, d’une exposition aux marchés actions et d’une exonération fiscale totale produit un résultat difficile à égaler avec les autres enveloppes disponibles. À raison de 100 euros par mois versés pendant dix-huit ans, avec une performance annualisée hypothétique de 4 %, le capital atteindrait environ 31 000 euros, dont près de 10 000 euros de gains totalement nets de fiscalité.

Le raisonnement s’inverse dans plusieurs configurations. Si l’enfant a déjà seize ou dix-sept ans, la durée de placement devient trop courte pour absorber sereinement la volatilité des marchés, et le blocage jusqu’à vingt et un ans risque de tomber au pire moment, c’est-à-dire pendant les études supérieures. Si votre épargne de précaution est insuffisante, l’immobilisation des fonds devient un handicap réel. Enfin, si le seul contrat accessible dans votre réseau bancaire présente des frais courants supérieurs à 2 % par an, l’avantage fiscal sera largement absorbé par la facture, et une assurance-vie en ligne à frais réduits offrira probablement un meilleur résultat net.

Questions fréquentes sur le plan d’épargne avenir climat

Le PEAC peut-il perdre de la valeur ?

Oui. Contrairement au Livret A, le capital n’est pas garanti : le plan est investi en titres financiers dont la valeur fluctue. Une baisse des marchés se traduit mécaniquement par une baisse de la valeur du plan. Le mécanisme de désensibilisation progressive atténue ce risque à l’approche de l’échéance, mais il ne l’annule pas, en particulier pour les plans ouverts tardivement. C’est précisément pour cette raison que le PEAC doit être considéré comme un placement de long terme et non comme un substitut à l’épargne de précaution.

Peut-on transférer un PEAC d’une banque à une autre ?

Le transfert d’un plan d’épargne avenir climat vers un autre établissement est prévu par les textes et préserve l’antériorité fiscale du plan. Des frais de transfert peuvent toutefois être facturés par l’établissement d’origine, et les délais de traitement varient sensiblement d’un acteur à l’autre. Compte tenu du nombre encore restreint de distributeurs, cette possibilité reste en pratique peu utilisée. Il est plus efficace de bien choisir son établissement dès l’ouverture que d’espérer corriger un mauvais choix par un transfert ultérieur.

Les parents gardent-ils la main sur les fonds à la majorité ?

Non. Le PEAC appartient au jeune titulaire. À sa majorité, il gère seul son plan et décide librement des retraits, sans avoir à obtenir l’accord de ses parents. Ce transfert de contrôle est une caractéristique structurelle du produit, qu’il faut accepter avant d’ouvrir un plan. Les familles qui souhaitent conserver une maîtrise plus longue du calendrier préféreront une assurance-vie ouverte à leur propre nom, avec l’enfant désigné comme bénéficiaire, ou une donation assortie d’un pacte adjoint encadrant l’usage des sommes.

Un PEAC ouvert à la naissance peut-il être alimenté pendant vingt et un ans ?

Oui, les versements restent possibles jusqu’au vingt et unième anniversaire du titulaire, sous réserve du plafond global de 22 950 euros et à condition qu’aucun retrait n’ait été effectué. Le premier retrait, même partiel, ferme définitivement la possibilité d’alimenter le plan. Un jeune majeur qui souhaite continuer à épargner sur son PEAC après dix-huit ans doit donc résister à la tentation d’un retrait précoce, même de faible montant.

Que devient le plan au trentième anniversaire ?

Le plan est clôturé automatiquement et les sommes sont versées sur un compte bancaire au nom du titulaire, sans aucune imposition sur les gains accumulés. Il n’existe aucune possibilité de prorogation. Il est donc pertinent d’anticiper cette échéance en ouvrant, quelques années plus tôt, un PEA ou une assurance-vie destinés à recueillir le capital libéré : ces deux enveloppes gagnent en intérêt avec l’ancienneté, et prendre date coûte peu.

Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé. Les règles et les chiffres mentionnés sont ceux applicables en 2026 et sont susceptibles d’évoluer. Avant toute décision, rapprochez-vous de votre établissement financier ou d’un professionnel du patrimoine afin d’examiner votre situation personnelle.

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